Pause méridienne : et si on boostait notre business ?

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À l’approche de midi, beaucoup d’actifs ont le ventre qui gargouille, d’autres se préparent à entretenir leur forme en salle de fitness ou à la piscine. Et quid de celles et ceux qui profitent de la pause déjeuner pour faire du shopping ?

Cette question, comme de nombreuses autres, est au cœur d’une réflexion stratégique, menée conjointement par la Ville du Havre et la CCI seine Estuaire.

Le commerce de centre ville est en pleine mutation. Si les difficultés recensées sont significatives, les axes de développement le sont tout autant.

De l’étude menée par le cabinet Cibles & Stratégies, plusieurs leviers sont mis en évidence. Quantitativement, le potentiel de clientèle est très élevé. Qualitativement aussi, car l’évolution des habitudes de consommation tend très nettement vers un retour au commerce de proximité. Ajoutons à cela la gratuité du stationnement entre midi et 14 heures, un réseau de transports efficace, la fluidité de la circulation…

Et si l’heure du déjeuner devenait l’Happy Hour des commerçants ?

Plus que jamais pour le commerçant, l’heure est à la (re)conquête de la clientèle. La tranche horaire 12-14 offre de belles perspectives, qui seront démultipliées à mesure que les commerces s’uniront dans cette démarche, à l’échelle d’une rue, d’un quartier. Cette émulation nécessaire peut s’accompagner d’initiatives originales,  d’offres spéciales.

 

20 000 actifs viennent travailler chaque jour dans le centre ville

Pour la première fois en près de 20 ans, le solde démographique du Havre est positif. (Insee)

37,8% des ménages havrais ont emménagé dans leur logement il y a moins de 5 ans, ce qui traduit un niveau de renouvellement de population élevé

Un appétit réel pour le  shopping du midi ?

Pour l’enseigne Lacoste « la tranche 12/14 représente 10 à 15% du CA. C’est un véritable plus, notamment grâce aux touristes».

Du côté de la rue Paul Doumer, Anthony d’Ethnoshop, et Tony de Spilt partagent une certaine amertume : «Aujourd’hui nous ne sommes plus que 2 enseignes ouvertes le midi contre 7 il y a un an. L’émulation ne prends pas et la rue reste déserte, en dehors des périodes de soldes.»